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Margit Nance, directrice générale de l’ACVL, et moi-même avons récemment eu deux rencontres au sujet du vol libre dans les montagnes des parcs nationaux. Nous avons travaillé fort pour organiser ces rencontres pendant la pandémie, et Parcs Canada a également fait des efforts pour qu’elles aient lieu, après un été extrêmement chargé. Somme toute, ces réunions ont été très positives et tournées vers l'avenir, mais nous sommes un petit groupe et, objectivement, il est difficile de faire entendre nos voix. Sans Margit, ces rencontres n’auraient pas eu lieu.

Certains ne sont peut-être pas au courant de notre aventure avec Parcs Canada, qui dure depuis des décennies. De l’extérieur, et parfois à mon point de vue, cette histoire s’est avérée frustrante. Mais la réalité est que nous avons réussi à faire modifier la Loi sur les parcs nationaux du Canada en 2013. Auparavant, le vol libre de tout type y était tout simplement interdit. Donc, après des centaines d’heures de travail avec le gouvernement fédéral, cette règle a été changée à l’échelle nationale! Je pourrais écrire un livre sur ce qu’il a fallu faire pour que ce changement se produise, mais je dirai simplement que c’est incroyable qu’il se soit concrétisé. Merci encore à Margit et aux nombreuses personnes qui nous ont aidés, c’est un accomplissement remarquable. Le processus s’est ensuite tourné vers chaque parc national; bien que le parapente soit maintenant une activité « approuvée » à l‘échelle nationale, les parcs individuels peuvent faire leurs propres politiques et ils le font.

Jasper a été le parc « pilote », et nous avons travaillé en étroite collaboration avec leur équipe fantastique pour élaborer un plan selon lequel, au sol, nous sommes comme tous les autres utilisateurs. Nous devions éviter les zones fermées aux autres utilisateurs. Nous avons aussi travaillé avec l’équipe du Jasper Sky Tram pour nous permettre de voler dans ce secteur, et nous avons réalisé une période d’essai ensemble. Veuillez consulter le site web du parc national de Jasper au https://www.pc.gc.ca/fr/pn-np/ab/jasper/activ/activ-experience/ete-summer/parapente-paragliding pour en savoir davantage. Cette expérience s'est avérée positive dans l'ensemble, mais des changements de personnel ont eu lieu et, au moment où on mettait la dernière touche à la politique finale, le parc national de Jasper a fermé une grande zone pour protéger un troupeau de caribous en voie d’extinction. Cela s’est fait sans que nous soyons consultés et, malheureusement, certains nouveaux employés nous ont mis dans la même catégorie que les hélicoptères et les autres aéronefs motorisés, qui représentent un réel problème pour les caribous. Ce changement de cap nous a véritablement pris par surprise, compte tenu du travail que nous avions accompli avec l’équipe de Jasper, mais nous avons fini par tenir une réunion pour en parler.

Résumé pour Jasper :

Nous avons rencontré l’équipe d’expérience des visiteurs et de la gestion de la conservation de Jasper et avons principalement discuté de la fermeture d’un grand secteur du parc. Les personnes qui ont pris cette décision n’avaient pas vu l’étude d’impact sur l’environnement commanditée réalisée par Golder Associates et commanditée par l’ACVL. Ils n’étaient pas non plus familiers avec le vol libre ni avec la recherche qui a été effectuée sur l’interaction entre les ongulés et les ailes utilisées en vol libre. Nous avons réussi à leur faire comprendre que nos ailes ne produisent pas de bruit et qu’elles n’ont pas le même effet que les hélicoptères, mais il a fallu du temps. La rencontre s’est terminée sur une note très positive, et l’équipe de Jasper a accepté d’étudier l’étude d’impact sur l’environnement de Golder que nous avions fait faire pour le processus national, ainsi que la littérature scientifique. Brett Yeates tente d’obtenir de la nouvelle information en lançant un appel international et, à la lumière des études qui pourraient en sortir, l’équipe pourrait réviser les secteurs fermés pour protéger les caribous. Pour le moment, nous devons les respecter. Prenez note qu’il est toujours permis de voler depuis le Jasper Sky Tram. Nous ferons le suivi prochainement.

Banff, Yoho, Kootenay

Pour cette réunion, nous avons pu compter sur la participation de Brandon Hopkins, membre de l’Alberta Hang Gliding and Paragliding Association Board.

Nous avons rencontré les responsables principaux des politiques des parcs de Banff, Yoho et Kootenay, et cette rencontre a aussi été très positive. Plusieurs responsables participant à la réunion étaient très familiers avec le parapente et y étaient généralement favorables. La grande mauvaise nouvelle est qu’il ne sera pas permis de voler dans les domaines skiables des parcs, car cette activité n’est pas autorisée dans les lignes directrices qui régissent ces domaines skiables. Ces lignes directrices régissent la manière dont les centres de ski peuvent exploiter leur entreprise et sont extrêmement précises. De l’extérieur, il peut sembler très étrange qu’on puisse faire voler des cerfs-volants dans un centre de ski, mais pas faire du parapente. Le vol n'est pas explicitement interdit, mais il n’est pas non plus explicitement permis dans les domaines skiables. Les centres de ski sont de véritables paratonnerres pour le public; certains se souviendront sans doute de la célèbre histoire des pins blancs, lorsqu’un centre de ski a reçu une très forte amende pour avoir abattu des pins blancs, une essence en voie de disparition, et le tollé qui en a découlé. Les parcs sont donc très sensibles à ce qui se passe dans les domaines skiables.

Nous sommes d’avis que le personnel de Parcs Canada est juste dans ce cas-ci, c’est simplement leur façon de voir les choses. Je ne crois pas que c’est parce qu’ils sont difficiles. Ils subissent une forte pression interne et du public pour empêcher les centres de ski de développer leurs activités. Nos activités ont une incidence très limitée comparée aux autres, mais je crois que, pour le moment, il sera difficile d’avoir accès aux domaines skiables. Si nous réussissons à voler dans les parcs de Banff/Yoho/Kootenay et que le public commence à mieux comprendre nos activités, je pense que nous pourrons poursuivre nos démarches, mais ce n’est pas sur le point de se produire.

La discussion avec Parcs Canada a souvent été centrée sur les secteurs où nous aurons le droit de voler. Nous avons travaillé sans relâche avec leur personnel, de manière positive généralement, pour leur faire comprendre que, au sol, nous sommes essentiellement comme tous les autres utilisateurs récréatifs. Certains secteurs sont fermés aux skieurs, aux randonneurs et aux grimpeurs, et les pilotes doivent aussi comprendre que ces secteurs sont fermés. Ce point est également important pour diminuer la charge de travail pour les employés de Parcs Canada : ils ne devraient pas avoir besoin de choisir nos sites plus qu’ils le font pour les sites d'escalade. Habituellement, les employés de Parcs Canada comprennent bien cet élément, car nous poussons ce principe avec insistance depuis le tout début. Nous sommes donc revenus sur ce point avec les équipes de Banff/Yoho/Kootenay. Ils ont compris et vont travailler pour identifier les secteurs où nous ne pouvons pas décoller ou atterrir et les très petits secteurs où nous pouvons le faire. J’ai bon espoir que ça se produira à Yoho et à Kootenay, mais je pense que ce sera plus difficile à Banff.

Le parc national de Banff est compliqué. Il fait l’objet d’une surveillance très intensive en raison de sa très grande popularité, et jouit d’une visibilité comme aucun autre parc montagneux au Canada. Je crois que nous avons bien présenté notre argument, à savoir que cette activité est approuvée à l’échelle nationale, et que nous devons faire annuler le décret de l’administrateur en chef du parc empêchant le vol libre à Banff/Yoho/Kootenay, mais ça reste à voir.

En résumé, nous avons eu des discussions très positives, et Parc Canada est d'accord pour résoudre ce problème plus tôt que tard. Je crois que Parcs Canada comprend le vol libre et que nous représentons une utilisation raisonnable des parcs, mais la nouveauté n’est jamais facile à mettre en place dans un parc. Mais ils ont eu une attitude positive et nous ont demandé de les garder dans l’action en planifiant une autre réunion en janvier. Histoire à suivre.

Dec 23 2020   Haut Haut